Mer
La mer est un élan où meurent les baisers
écroulement noyé de houle sous le vent
courbe débordement soulevé de présent
bercé aux cendres et braises de ses brisées
Elle passe un nœud coulant au saut des paysages
accord disparu vivace fugue d’algues
son visage détourne la migration des vagues
en un sanglot tendu par-dessus les orages
Le rivage recule et retient ses rondeurs
les sables basculent sculptés des profondeurs
leurs humeurs remuent de distantes tendresses
Les yeux de mer s’ouvrent alors et se souviennent
du plus lointain d’eux-mêmes de terres africaines
du levain de lumière qu’au long de l’âme elles laissent
Publication La Licorne d'Hannibal
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